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Enid Blyton

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Enid Blyton

Et pour commencer la  visite, un remerciement à l' Angleterre qui a donné naissance à ce prodigieux écrivain pour  enfants, dont les œuvres ont apporté bonheur et joie de lire à des générations de petits lecteurs...

Pour avoir plus de renseignements sur les éditions originales, voir les couvertures anglaises, etc...
Consultez la page des liens...

 

En avant goût :

 

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Le club des cinq et les gitans
L'édition anglaise

 

 

 

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Le club des cinq au bord de la mer
L'édition anglaise

 

 

 

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Le club des cinq en vacances,
Ill. Simone Baudoin.
Hachette


Évocations, point de vue.

Je vous donne ici mon opinion sur les livres d'Enid Blyton, et pourquoi je les aime. Vous apprendrez comment je les ai découverts, comment ils m'ont communiqué le goût de la lecture, des livres, et comment j'ai été si heureux avec eux.

Avant tout, ce qu'il faut comprendre, c'est que le sujet démodé des histoires, la façon de penser des jeunes héros, totalement incompréhensible aujourd'hui, ajoutait à mon plaisir et à mon goût pour ces livres. Il ne faut pas s'étonner si mes titres préférés étaient les plus anciens, et j'aurais vu d'un mauvais œil leur "modernisation" .

Le coté irréel, invraisemblable des aventures, l'absence de l'évocation des problèmes quotidiens auxquels sont soumis les jeunes d'aujourd'hui, comme la  violence, les relations parents-enfants, etc...
... Tout cela ne leur échappe pas. Ils revendiquent le droit d'aimer les livres de leur choix sans justification.

Dans chaque maison ou je passais mes vacances, un de ces livres traînait dans un coin. Mes cousins, cousines, anciens lecteurs de ces livres, ont aujourd'hui, fort heureusement, des lectures  de choix et savent apprécier la bonne littérature.


Serge.

 

Le petit  "moi", et Enid Blyton.

 

 

Environ années 60...

Avec deux billets de mille francs, nous partions en ville, mon frère et moi. 
Souvent, c'était après l'école, et l' hiver, il faisait nuit.
Il y avait dans une librairie du centre ville, une allée occupée par des boxes, et dans l'un d'eux s'étalaient les livres de la bibliothèque rose. 
Nous délaissions tous les auteurs, pour découvrir au plus vite celle pour qui nous étions venus, Enid Blyton !

Nous regardions tous les titres qui nous manquaient, calculant mentalement le prix de nos achats... aurions nous assez d'argent ?
Rassurés, nous prenions dans les rayons les livres tant convoités.

Quel bonheur de retrouver François, Mick, Claude, Annie, et le chien Dagobert... 
Atmosphère confinée du "Club des cinq" , et de la maison isolée dans la neige. Ambiance de Noël. 
Landes désertiques, eaux dormantes, et ruines sinistres, du "Club des cinq en randonnée" . 
Plaisir d' habiter le phare de Pilou, dans la tourmente, cerné par la mer,  avec la boussole du Club des cinq... 
Que d' après midi passés à lire et relire, quelles soirées de bonheur simple, loin des soucis...

Suivant l'air du temps, l'humeur, je choisissais mon livre : vacances d'été à kernach, ou vacances de Paques fouettées de pluies. 
Avait-il fait de l'orage ? je relisais "le Club des cinq en vacances" , ou la maison de Claude est détruite par la tempête. 
J'avais le choix des paysages, entre la mer ou la campagne, le cirque ou la montagne.

La rangée des petits livres rose augmentait au fil des ans.

Quand je tenais un "Club des cinq" nouveau,  je fermais ma porte, redressais mon traversin, m'installais confortablement, en espérant ne plus bouger avant la fin du livre. Tout le monde savait qu'il ne fallait pas me déranger.
Si c'était le Club des cinq va camper, je voulais entendre le chant des courlis, le chuchotement de la source cristalline, le grondement des trains fantômes...

La dernière page venue, je tournais le livre entre mes mains, étonné que d'une si petite chose, tant de bonheur ait pu m'être donné .

je me félicitais, "c'était bien"... comme j'aurais dit d'un dessert,"c'était bon ".

 

Serge

 

 

 

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Le club des cinq.
Ill. Simone Baudoin.
Hachette

 

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Le club des cinq va camper
Ill. Paul Durand
Hachette

 

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Le club des cinq va camper.
Ill. Paul Durand.
Hachette

 

 


Livres à rêver

 

Je savais bien qu'un enfant de l'âge de Mick, de Claude, ne pouvait vivre de telles aventures...

Il m'importait peu que les récits ne soient pas crédibles. 
J'aimais retrouver dans mes livres  l'aventure sans malheur, sans problèmes sociaux, vivre des vacances rêvées,  des atmosphères mystérieuses.

 Landes désertiques, marais du rocher maudit,   solitude des eaux dormantes,  Grottes d' Enfer, Mont Perdu...

Et j'aimais les personnages drôles ou pittoresques :

Alfredo, l'avaleur de feu, monsieur Penlan, fermier aux mains énormes, l'oncle Henri, savant distrait, monsieur Clément, professeur débonnaire.

Je rêvais d'avoir une île comme Claude, un phare comme Pilou, de dormir dans une roulotte comme Jo la gitane.

Livres à rêver, livres qui laissent le goût de l'enfance... Le temps viendrait assez vite de trouver la réalité entre les pages d'un livre, la laideur et le malheur.


Serge

 

 

Les livres ont une odeur.

 

 

Outre le beau texte d'Enid Blyton, le livre en lui même me plaisait beaucoup.
Plaisirs préparatoires à la lecture.

J'aimais son épaisseur, le contact glacé de sa couverture. 
Un de mes plaisirs était de sentir la reliure intacte, la bonne odeur de papier entre les pages.
Je regardais  le "médaillon", au dos du livre, les illustrations, la table des chapitres, si prometteuse... 
Quel bon moment j'allais passer !

 

Serge.

 

 


Enid Blyton