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Chapitre
III
The new tutor
M. Rolland
Contexte : L'arrivée du répétiteur des enfants à la Villa des
Mouettes, et la visite de ceux-ci à la ferme des Guillou.
En ce qui concerne ce chapitre-ci, je vais étudier
de façon différente, car une personne nouvelle débarque chez les Dorsel.
Aussi mon commentaire portera-t-il sur le répétiteur.
Description
de la scène :
Les garçons se précipitent dans la gare :
Then, right at the front of the train,
rather an odd-looking man got out. He was short and burly, and he had a
beard rather like a sailor. His eyes were piercingly blue, and his thick
hair was sprinkled with grey.
Soudain,
un personnage à l'allure étrange sortit du wagon de tête. Il était de
petite taille, mais corpulent. L'oeil bleu, le regard perçant, il portait
une barbe en collier comme un vieux loup de mer. Ses cheveux étaient
abondants et grisonnaient.
Commentaire : A première vue, les deux garçons lui trouvent l'air
sympathique. Cependant, quelques instants plus tard, après les présentations,
François fait remarquer au répétiteur que Claude ne répondrait pas si
on lui donnait son véritable prénom qui fait plus féminin :
"Really ?" said Mr Roland, in
rather a chilly tone. Julian took a glance at him.
"Not quite so jolly as he
looks!" thought the boy.
-
Vraiment ? » fit M. Rolland, la voix glaciale.
François
lui jeta un coup d'oeil à la dérobée.
«
Tiens, pensa-t-il, cet homme-là ne doit pas être aussi facile qu'il le
paraît ! »
Enid
Blyton nous révéle petit-à-petit le vrai caractère de M. Rolland. Il
paraît assez décontenancé quand il apprend de Mick que les enfants possèdent
un chien à la maison :
"Don't you like dogs?" asked
Julian, in surprise.
"No," said Mr Roland, shortly. But I daresay
your dog won't worry me much. (...)
« N'aimeriez-vous pas
les chiens ? demanda François, stupéfait.
-
Je les déteste, fit le répétiteur sèchement. J'espère cependant que
le vôtre ne me gênera guère. (...) »
Commentaire : Un homme qui ne peut souffir les chiens - surtout quand
il s'agit d'une brave bête comme Dago - n'est pas un homme comme les
autres ! Déjà, François et Mick se demandent comment leur cousine
prendrait la chose !
Mais
si le répétiteur n'inspire pas d'emblée la moindre sympathie chez
Claude, ce n'est pas par la haine qu'il éprouve envers les chiens, mais
bien parce qu'il a l'audace de lui donner le prénom qu'elle a en horreur
: 'Claudine' !
George was not very pleased at being
called a little girl. For one thing, she hated to be spoken of as little,
and for another thing she always tried to be a boy. She held out her hand
to Mr Roland and said nothing.
Ces
paroles déplurent tout de suite à Claude, aussi mécontente de
s'entendre dire qu'elle était encore petite que dépitée de se voir
classée parmi les filles. Elle qui toujours s'efforçait de se conduire
en vrai garçon ! Aussi tendit-elle la main à M. Rolland sans prononcer
une parole.
Commentaire :
La
traduction du paragraphe ci-dessus peut conduire à des erreurs si on ne
l'étudie pas profondément. Remarquons que thing
n'est que rarement traduit par chose
(sauf quand il s'agit du nom au pluriel). Pour la troisième phrase, il
est intéressant de noter qu'en anglais, on a tendance à utiliser les
marqueurs de coordination plus fréquemment qu'en français : and. Aussi, dans la phrase en question, sera-t-il plus naturel en
français de rendre and par la
préposition « sans ».
Et
maintenant, un petit exemple d'une traduction un peu allongée :
Anne liked him (the tutor).
Ce
répétiteur ne lui déplaisait nullement (à
Annie).
Rappelons-nous que les répétitions sont plus courantes en anglais qu'en
français. C'est sans doute pour cela que Commin a eu recours au verbe «
déplaire » au temps négatif (au lieu de l'emploi de « plaire » à
l'affirmatif).
De retour à la Villa des Mouettes, les enfants
mettent le temps devant eux à profit pour aller jusqu à la ferme de
Kernach.
Mais
tout d'abord, la description de la vieille bâtisse :
The farmhouse was built of white stone,
and stood strong and lovely on the hillside.
La
ferme de Kernach dominait la lande de sa masse imposante, aux lignes à la
fois robustes et élégantes. Une vaste cour carrée s'étendait devant
les bâtiments de pierre blanche.
Quelle
belle description que cette première vue de la ferme de Kernach
construite à flanc de coteau !
Et
voilà que nous pénétrons dans la ferme pour y découvrir de nouveaux
personnages.
Mr
Sanders : le
père Guillou
Mrs
Sanders : la
mère Guillou
Et
Dagobert, lui, lie connaissance avec les chiens de ferme Ben et Ricky, en français Tom et Bruno !
La mère Guillou invite les enfants à goûter à
ses petits plats... :
" (...) Now what would you like to
drink? Hot milk? Cocoa? Coffee? And I've some new shortbread baked
yesterday. You shall have some of that."
«
(...) Et maintenant, les enfants, que vais-je vous offrir ? Un bol de
lait, du chocolat ou bien une tasse de café avec un nuage de crème ?
J'ai justement une galette qui sort du four. Il faut en profiter ! »
A
noter qu'ici, Hélène Commin n'a pas apporté sa propre version ! Les
aliments sont traduits littéralement. Et le résultat en est heureux !
(En effet, chocolat, café et galette sont des entre-mets que l'on prend
tant en Angleterre qu'en France !)
Les enfants font honneur aux bonnes choses que leur
a servies la mère Guillou. Tandis qu'ils goûtaient gaiement, Dagobert pénètre
dans la cuisine par l'entrebâillement de la porte. C'est alors que les événements
se précipitent : le chien, voyant un chat se glisser au dehors de la
cuisine, s'élance vers celui-ci. Le chat, affolé, escalade une vieille
horloge. Dago, dans sa précipitation pour rejoindre le fugitif, heurte un
panneau de chêne formant l'angle du mur du vestibule, et disparaît,
laissant derrière lui un trou béant ! Les enfants, sur les traces de
Dag, font alors la découverte d'une porte secrète... !
Commentaire
général sur ce chapitre : Pas de grosse
sur-traduction. Pas d'omission non plus. Ici, Commin a préféré une
traduction fidèle à 95 % car on ne se trouve pas devant un texte de départ
difficile à manier.
Fin
de l'étude fouillée sur le troisième chapitre.
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LES ILLUSTRATIONS
L'exemplaire m'ayant servi
pour les illustrations françaises date de 1958. Il y avait à cette
époque bénie des dieux, pleine pages couleur, et pleine pages noir et
blanc. Simone Baudoin devait beaucoup admirer les illustrations d' Eileen
Soper, car tout en s'en démarquant, elle s'en inspire et conserve la
poésie originale des dessins. Disons, pour employer le langage de notre
ami Srikrishnan que Simone Baudoin a fait une bonne traduction.
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Les illustrations
originales
D'Eileen Soper |
Les illustrations de
Simone Baudoin |
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